Délivrabilité Email : Conseils livrés par Jonathan Loriaux, invité du Blog Selligent

 

Même en étant vertueux, l'incident n'est jamais loin ! C'est avec cette phrase très courte que l'on pourrait résumer l'angoisse que vivent chaque jour les email marketeurs. Même en suivant l'ensemble des bonnes pratiques prescrites par l'industrie, personne n'est à l'abri d'un changement de règle de la part d'un FAI ou d'un webmail.

 

Ces dernières années, ces FAI et webmails ont dû faire face à une déferlante de nouvelles techniques de camouflage de la part des spammeurs, mais surtout à la montée en puissance des attaques de phishing (hameçonnage). Et c'est bien là que réside le problème des expéditeurs "légitimes" d'emails en masse. Les règles de filtrage ont évolué en même temps que les changements de comportement des spammeurs… emportant dans leurs filets des annonceurs qui n'avaient pourtant pas le profil de spammeurs.

 

Comment suivre la délivrabilité ? Différence entre détection et résolution.

Taux d'ouverture par destination = détection

S'il y a d'autres indicateurs qui peuvent vous indiquer un incident (le taux de bounce par exemple), le taux d'ouverture est le plus important et le plus fiable. Si du jour au lendemain votre taux d'ouverture vers les destinations Microsoft (Hotmail.com/fr, Live.com/fr, Outlook.com/fr) baisse de moitié alors que les autres destinations restent stable, c'est que vous avez un problème.

 

Lorsqu'on parle de "problème" de délivrabilité, on parle en fait principalement de deux incidents bien distincts. D'une part le blocage pure et simple de vos emails avant qu'ils n'arrivent dans la boîte email du destinataire, dans ce cas vous devriez recevoir des bounces explicites vous indiquant un blocage de votre IP ou de votre domaine. Ou d'autre part, le classement de vos emails dans la boîte spam du destinataire.

Dans les deux cas, ce sera le taux d'ouverture qui pourra le premier vous renseigner sur le besoin d'intervenir afin de régler la situation.

 

Volume de clic par mois = résolution

Qu'on le veuille ou non (et souvent nous n'en avons pas envie), la résolution d'un incident de délivrabilité passe bien souvent par la réduction des volumes routés : traitement des inactifs, meilleure segmentation, nettoyage des bounces, amélioration du processus de désinscription … la liste est encore longue.

 

Dans cette situation, après application de quelques remèdes de base, votre taux d'ouverture ne peut que remonter… sans pour autant vous garantir une amélioration globale de votre délivrabilité (et surtout, sans mesurer d'effets positifs sur votre business).

Pour ces raisons, lorsque vous mettez en place des actions correctrices visant à réduire les volumes pour améliorer la qualité de vos envois, l'indicateur que vous devriez suivre est le volume de clics généré par mois.

Observer le volume de clics a deux avantages :

  • C'est l'indicateur "email" le plus proche de votre CA : Ce qui vous intéresse en général, ce n'est pas de faire 25% ou 30% d'ouverture, mais bien de générer du chiffre d'affaire. Paradoxalement (ou pas), en réduisant votre volume d'emails routés, en améliorant leur qualité moyenne, vous pourriez bien gagner en exposition et donc améliorer le volume de clics.
  • Un chiffre facile à comparer avec le passé : Si en février vous avez réalisé 150.000 clics sur vos campagnes email et qu'en mars vous n'en avez plus généré que 95.000, qui se soucie vraiment de votre taux d'ouverture ?

 

Rassurer les troupes

Les recettes pour une bonne délivrabilité sont toujours les mêmes, plus de transparence, une réduction des signaux négatifs (hard bounces, plaintes, …) et une amélioration des signaux positifs (double optin, taux de réactivité, …). Mais ces recettes passent invariablement par moins de volume pour des envois plus qualitatifs … ce qui n'est pas toujours simple à faire accepter par votre management.

Il est donc important de pouvoir apporter des preuves. Vous devriez donc commencer dès à présent à intégrer les deux indicateurs dont nous avons parlé dans vos dashboards.

 

Conception d’e-mails responsive

L’avenir de l’e-mail marketing réside dans la capacité d’adaptation à ce qui nous entoure. Les smartphones, tablettes, etc. sont partout. Ces petits appareils ont tous des résolutions d’écran différentes des ordinateurs traditionnels

Téléchargez gratuitement le guide email

 

  télécharger le guide

 

À propos de Jonathan Loriaux : Jonathan est l'auteur du blog Badsender et le fondateur de l'agence eCRM et email marketing du même nom. Impliqué depuis près de dix ans dans le monde de l'email marketing et de l'eCRM, il a d'abord créé une activité de conseil (stratégie, délivrabilité, aide au choix de plateforme, …) avant de monter une agence autour de trois pôles que sont le conseil, le déploiement et la production. Aujourd'hui, l'agence Badsender travail pour des clients tels que Pierre & Vacances, Center Parcs, Sushi Shop ou encore pour Viadeo.

Commentez, Likez, Partagez

Découvrez notre plateforme
en action

Demandez une démo